Merci à tous ceux qui ont rendu cette journée à l'orphelinat LE SAMARITAIN d'Edéa possible.

SAVAS prendra part au 2ème forum mondial de la langue française qui se tiendra du 20 au 23 Juillet 2015 à Liège (Belgique)

SAVAS c'est :

  •  Le regroupement des victimes de viol autour des plate-formes d'échange et de dialogue

 

  • La sensibilisation média et dans les établissements scolaires

 

 

 

 

Le 25 juillet dernier, Mélanie F., 16 ans, a été violée par quatre garçons de son quartier, âgés de 17 ans en moyenne. Courroucé, choqué, le père de la jeune fille porte plainte au commissariat du 13e arrondissement.

Le 2 août dernier, deux suspects sont arrêtés et conduits dans les services de police. D’après le récit de Mélanie F. lors de son interrogatoire, c’est en allant faire une course vers 21h qu’elle aurait été interpellée par les garçons, qu’elle connaît d’ailleurs très bien. Par la suite, c’est sous la menace d’un couteau qu’elle aurait cédé. Le quatuor lui tombe alors dessus. Les deux jeunes détenus ont déclaré que la jeune fille était consentante et que le passage à l’acte était la compensation d’une première rencontre au cours de laquelle elle aurait reçu d’eux la somme de 6000 F. Une enquête a été ouverte.

Cameroon Tribune

Si vous êtes confrontée à un viol, une agression sexuelle, que devez-vous faire ?

Le viol est un crime et les agressions sexuelles sont des délits. Ses conséquences psychologiques, morales et sociales sont telles qu’elles doivent être prises en compte aussitôt. Quelles que soient les circonstances de l’agression, vous n’en êtes pas responsable. N’hésitez-pas à en parler, que vous veniez d’être agressée ou que les faits soient anciens ; vous n’êtes pas coupable ! vous êtes victime.

Si vous êtes victime d’un viol ou d’une agression sexuelle, parlez-en, vous avez besoin de soutien. N’hésitez pas à vous faire aider dans vos démarches en demandant le soutien d’une association (adresses ci-après). Prévenez la police ou la gendarmerie .

Ne restez pas seule. Si ces démarches vous paraissent insurmontables, si vous avez peur de les accomplir, parlez-en à une personne de confiance ou à une association, ou écrivez ce qui vient de vous arriver afin de constituer des preuves si vous décidez de porter plainte ultérieurement.

Pensez à conserver, si possible, dans un sac en papier les vêtements et le linge souillés qui pourront servir en tant que preuves et à identifier l’agresseur.

Consultez un médecin. Il constatera les faits par un certificat et prendra les premières mesures d’urgence concernant votre santé. Il vous prescrira une contraception d’urgence en cas de besoin et, dans tous les cas, un traitement préventif du Sida, un traitement antibiotique contre d’éventuelles maladies sexuellement transmissibles et un prélèvement pour dépistage.

Il est fortement conseillé aux victimes de porter plainte. La police et la gendarmerie sont chargées de recueillir tous les détails qui prouvent votre état de victime et peuvent contribuer à retrouver votre agresseur. C’est aussi le moyen de recevoir une indemnisation en contrepartie du préjudice subi. Vous pouvez vous faire accompagner par une personne de votre choix et demander à être entendue par une femme ou en présence d’une femme. Vous pouvez également porter plainte en vous adressant directement au Procureur de la République ( lettre recommandée avec accusé de réception, datée et signée, adressée au tribunal de grande instance (TGI) compétent par rapport au lieu où les faits ont été commis).

Si vous n’avez pas immédiatement réagi après un viol, si vous souhaitez vous confronter à l’agresseur plusieurs années après les faits, faites appel à une association qui vous indiquera la procédure à suivre.

Il n’est jamais trop tard pour parler.