1. Contexte et justification du projet___________________1

  2. Objectifs initiaux du projet_________________________1

  3. Déroulement de la campagne dans chaque établissement___________________________________1-7

  4. Les outils et moyens_______________________________7

  5. Conclusion_______________________________________8

 

 

  1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET

Depuis quelques années maintenant, l’on note une nette augmentation des cas de viols au Cameroun. Selon des études menées par certaines associations de la coopération technique allemande au Cameroun (GIZ), 432 000 femmes ont été violées en 2009 au Cameroun. Et Depuis 2011, 500 000 femmes en sont victimes chaque année. Parmi elles, de nombreux mineurs de moins de 15 ans. Pourtant, 5% de violeurs seulement sont inquiétés par la justice, chiffre qui selon nous est fortement dû au mutisme des victimes qui refusent de porter plainte et à la complicité des proches/parents qui ne veulent soi-disant pas jeter l’opprobre sur eux en dénonçant ces malfaiteurs. Cependant, le même organisme cité plus haut a mené d’autres études sur la base des chiffres de l’Institut national de la statistique qui ont montré que 12% des victimes de viol sont âgées de 10 ans au plus et 2% sont des enfants de 0 à 5 ans. Compte tenu de ces chiffres (et surtout de la faible sensibilisation en vue de prévenir ce fléau et accompagner les victimes), l’association SAVAS a mis sur pied le projet SCHOOL AWARENESS TOUR (S.A.T) dans le but de mener les actions préventives contre les agressions sexuelles à travers les conférences-débats, les causeries éducatives, les témoignages d’autres victimes, les conseils d’experts. Par ailleurs, des actions curatives seront aussi mises sur pied dans le but d’assurer le suivi médico-psychologique des victimes recensées dans les différentes zones parcourues.

 

 

  1. OBJECTIFS INITIAUX DU PROJET

 

  • Informer les jeunes sur :

 

  • La définition et l’origine des agressions sexuelles ;

  • Les facteurs de risque et conséquences ;

  • Les comportements à risque ;

  • Comment aborder une victime de viol ?

  • Que faire sur le plan juridique en cas d’agression sexuelle ?

  • Le stress post-traumatique : qu’est-ce que c’est et comment le gérer ?

 

  • Pousser les victimes à s’exprimer et à avoir confiance en elles ;

  • Assurer le suivi des victimes recensées ;

  • Créer des CLUB SAVAS qui serviront de relais d’informations sur les agressions sexuelles auprès de leurs camarades et de médiateur entre les élèves et l’association.

 

  1. DEROULEMENT DE LA CAMPAGNE

 

  1. LYCEE DE LA CITE DES PALMIERS

 

  1. Etapes préliminaires

Le 04 Novembre 2014, nous avions eu une rencontre avec le proviseur à qui nous avions expliqué le projet. Il nous a demandé de revenir la semaine suivante afin d’entrer en contact avec le censeur.

 

Le 10 nous y sommes repartis et nous avons rencontré le censeur Mme ILUGA avec qui nous avons travaillé et nous nous sommes convenus de la date du 12 Novembre pour la sensibilisation. Ce même 10, nous avons fait le tour de toutes les classes de la 3ème en Terminale d’abord en compagnie du censeur, puis avec le surveillant général M. BOUGHA. Il s’agissait d’informer les élèves de notre sensibilisation du 12 et les y inviter. Nous avons aussi collé une affiche au bâtiment administratif.

  1. Campagne proprement dite

Le Mercredi 12 Novembre, nous étions déjà au Lycée à 12h en attendant que les élèves sortent à 12h30 et que la sonorisation que nous avions louée arrive.

A 13h00 nous avons pris d’assaut la Terminale D2 qui nous avait été indiquée pour notre sensibilisation. Nous avons installé notre sonorisation et à 13h15 la sensibilisation a débuté. Les différents intervenants ce jour étaient :

  • Francine Ngo Iboum qui a causé avec les élèves sur les questions liées au viol et autres agressions sexuelles ;

  • Sylvestre Enyegue, représentant des droits de l’homme qui a instruit les élèves sur leurs droits ;

  • Nkouonga Hermann, laborantin qui a parlé aux enfants des maladies qu’on peut contracter à la suite d’un viol en insistant sur les hépatites ;

  • Sandy dynamics, marraine du projet qui avait gracieusement offert dix tee-shirts à l’équipe SAVAS. Elle a donné des conseils aux jeunes sur la sexualité.

73 élèves ont pris part à la causerie mais seuls 31 ont accepté être pairs éducateurs et faire partie du CLUB SAVAS. Le bureau a été constitué ainsi qu’il suit :

(liste des élèves protégée)

 

Le 12 Novembre après la sensibilisation, deux jeunes filles se sont approchées de nous et ont déclaré avoir été violées. Une troisième fille, membre du Club avait été violée au début du mois de Décembre. Fort heureusement, les enseignements qu’elles avait reçus de nous lui ont permis d’accomplir les gestes justes comme aller à l’hôpital et porter plainte avant même de nous le signaler. Avec nos moyens limités (pas encore de psychologue acceptant prendre en charge à 100% le suivi psychologique des patientes, pas de moyens financiers pour assurer le suivi médical), nous nous sommes rapprochés de ses parents avec qui nous avons suivi l’affaire jusqu’à sa conclusion au commissariat. Toutes les trois font l’objet d’un suivi par nos soins.

Le 15 Novembre nos partenaires du WUSHU LEE ont offert une séance de Kung-fu aux membres du club SAVAS. Il s’agissait entre autres de leur apprendre des techniques de base de self-defence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Membres du club SAVAS en pleine séance de sport

 

Il est important de noter que fort intéressée par notre projet, l’administration du lycée nous a même assigné une coordinatrice du club en la personne du professeur de français Mme Marie-Jules LIBONG, avec qui nous avions soigneusement préparé le théâtre que nous avions présenté le 03 Décembre à l’occasion du lancement des APPS du Lycée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de groupe du CLUB SAVAS après la prestation théâtrale

 

 

 

 

Le 06 Décembre, nous avons eu une réunion avec tous les membres du club afin de définir leur plan d’action de l’année. Les élèves ayant pris leurs congés le 19 Décembre, nous n’avons plus pu nous rencontrer et dès qu’ils sont revenus des congés ils se sont plongés dans les compositions séquentielles. La prochaine réunion est prévue le Samedi 24 Janvier dès 9h.

 

  1. LYCEE BILINGUE DE NYALLA

 

  1. Etapes préliminaires

Avant la sensibilisation du 12 Novembre au Lycée de la Cité des palmiers, nous étions passés au Lycée Bilingue de Nyalla afin de prendre rendez-vous pour la prochaine sensibilisation. Le proviseur étant très occupé, il nous a demandé de déposer notre document, qu’il le lira et qu’il nous rappellera. N’ayant toujours pas eu de réponse le dix-huit, nous avons refait une descente au Lycée. Cette fois, le proviseur nous a bien reçus et a été plutôt agréablement surpris de notre volonté de sensibiliser les jeunes dans un but non lucratif. Il a ainsi donné son aval et nous a mis en contact avec le surveillant général qui nous a accompagnés dans toutes les classes de la 2nde en terminale pour passer le communiqué.

  1. La sensibilisation proprement dite.

Le 19 Novembre, nous sommes arrivés à 12h et avons attendu que la salle de 3ème qui nous avait été assignée pour la sensibilisation se libère. A 13h, la causerie a débuté. Cependant, le surveillant nous avait fait comprendre qu’il nous était impossible de créer un CLUB SAVAS, n’étant pas venus au début de l’année car ils allouent toujours des budgets à leurs différents clubs en début d’année. Il nous est juste possible de former des pairs éducateurs mais si nous devons faire des activités, nous les feront sous couvert d’un autre club déjà crée au début de l’année. Toutefois, les élèves dont les noms suivent ont pris part à la causerie et ont accepté être les pairs éducateurs:

(liste protégée)

 

Pendant la causerie, une élève a déclaré avoir été violée à l’âge de sept ans par cousin. Elle a déclaré n’en avoir jamais parlé, même pas à ses parents envers qui elle a gardé une rancune indescriptible. Elle a eu le courage de se lever devant nous et devant tous ses camarades et faire son témoignage. Nous l’avons vivement félicitée et avons bien sûr pris attache avec elle afin de suivre régulièrement son cas.

Toujours à cause des compositions, nous ne nous retrouvons que ce jeudi 22 Janvier 2015 à 16.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de groupe avec les élèves du Lycée Bilingue de Nyalla après la causerie

 

  1. LYCEE DE NDOG-HEM

 

  1. Etapes préliminaires

Le 21 Novembre 2014, nous avons rencontré le proviseur du Lycée de NDOG-HEM, ce dernier étant le lieu où la School Awareness Tour avait choisi de déposer ses bagages. Elle a favorablement reçu le projet et nous a mis en contact avec la surveillante Mme BAAGA Karis. Cette dernière nous a fait comprendre que les élèves composeront bientôt donc il serait mieux de les laisser se concentrer et revenir à la fin des compositions. Nous avons arrêté la date du 03 Décembre pour le passage dans les salles de classe et le 05 pour la sensibilisation proprement dite.

 

 

  1. La sensibilisation proprement dite

 

  Le 05 décembre, nous sommes arrivés au Lycée à 15h30 et avons attendu que la salle de TAE2 qui nous avait été assignée soit balayée. La sensibilisation a débuté à 16h00 et s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Les élèves étaient fort enthousiastes et ont posé beaucoup de questions. Le temps faisant défaut, nous n’avons pas pu élire le bureau et avons décidé de le faire lors d’une réunion ultérieure. Les élèves suivants ont pris part à la causerie :

(liste protégée)

 

La réunion de mise au point est prévue le Mercredi 28 Janvier 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de groupe après la causerie au Lycée de NDOG-HEM

 

 

  1. COLLEGE DE L’AGAPE

 

  1. Etapes préliminaires

Nous avons déposé le dossier le 26 Novembre auprès du principal du collège. Les élèves étant indisponibles pour une sensibilisation à cette date, il nous a été demandé de revenir plus tard. Le 08 Décembre, nous sommes repartis voir le principal qui nous a mis en contact avec un surveillant. Ce dernier nous a fait faire le tour de toutes les classes du secondaire pour annoncer la causerie qui s’est tenue deux jours plus tard.

  1. La sensibilisation proprement dite

     

Nous avons eu beaucoup de difficultés à réunir les élèves pour la causerie car d’autres évènements se déroulaient au sein de l’établissement le même jour (match des incollables et messe d’action de grâce pour un professeur décédé) et nous n’étions pas informés de cela, sinon nous aurions repoussé notre date.

Néanmoins, les quelques élèves qui y ont participé étaient très actifs et ont valeureusement participé à la causerie. Le même jour, un bureau a été créé tel qu’il suit :

 

(liste protégée)

 

 

 

 

 

 

 

 

Sensibilisation au collège de l’AGAPE

 

  1. LES OUTILS ET MOYENS

Nous avons conçu des manuels de référence que nous remettons à chaque élève à la fin de la causerie. Ceci lui sert de support de communication auprès de ses camarades. Il s’en sert pour éduquer à son tour ses camarades, leur transmettre les mêmes connaissances qu’il a reçu. Ce manuel répond aux questions telles que : qu’est-ce que le viol ? Quelles en sont les facteurs de risque ? Les conséquences ? Que faire en cas de viol sur le plan médical, social, juridique ? etc.

 

Par ailleurs, nous avons aussi conçu des questionnaires que nous remettons à chaque élève pendant la causerie. Les élèves ont dix minutes pour le remplir et nous corrigeons tous ensemble par la suite. Il s’agit juste de juger leur niveau de connaissance du sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ELEVES REMPLISSANT LE QUESTIONNAIRE

 

  1. CONCLUSION

Il est indéniable que nous rencontrons beaucoup de difficultés qui nous empêchent de réaliser nos objectifs tels que nous nous les sommes fixés. Il s’agit entre autres :

  • Du non intéressement des jeunes à la cause humanitaire : ceci fait que nous sommes très peu à travailler sur le projet ;

  • Le manque de matériel : il nous arrive de ne pas avoir assez de moyens pour imprimer le nombre de manuels et de questionnaires nécessaires à remettre aux élèves. Les élèves ont de bons plans d’actions qu’ils aimeraient réaliser tout le long de l’année mais il leur faut du matériel que nous ne pouvons guère leur offrir ;

  • Les différentes interruptions dues aux congés et autres compositions qui nous retardent dans notre programmation.

Cependant, le projet durera plus de cinq ans. Etant satisfaits du début car le projet est plutôt bien accueilli, nous savons que les choses ne pourront qu’aller mieux à l’avenir.

 

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