En proie à toutes sortes de tourments après le viol dont elle a été victime, la jeune héroïne essaye tant bien que mal de refaire surface et de se réhabiliter socialement. Sa guérison commence lorsqu'elle décide, sur les conseils de son psychologue, de tenir un journal intime qui lui permet d'extérioriser ses sentiments. Elle apprend à vivre avec cette souffrance, en espérant alors qu'elle pourra oublier ce jour où tout a basculé.…

Aline Zomo-Bem, victime d’inceste, a également commis une autobiographie qui revient sur ce drame. En publiant «L’enfant de ma mère m’a violée», l’auteure s’inscrit clairement dans cette volonté de parler pour exorciser un épisode traumatisant de son enfance. Exorciser le démon de son viol, l’artiste-humoriste et journaliste choisit l’humour, sa marque de fabrique, pour marquer les esprits.

L’histoire commence lorsque Aline, âgée de 10 ans fait la rencontre de son demi-frère aîné, née de la première union de sa mère. Commence alors pour la l’adolescente, un véritable calvaire. «Il prenait bien son pied…c’était répugnant car il sentait le bouc», décrit-elle... La jeune fille va subir ces assauts pendant deux ans, sans en parler à sa famille. Mais la haine accumulée est bien là, enracinée, implacable… et se lit sur chaque phrase de cet autobiographie.

Deux histoires, deux douloureuses expériences, deux réalités racontées en un jour, ce sera le 17 avril prochain à 15h30 du côté de l’Ifc de Yaoundé.

Aline espère qu’il y aura du monde: «J'invite toutes les femmes violées de Yaoundé, à venir à l'institut français suivre les enseignements et les résolutions pour avancer après un viol. Le viol est dans nos murs, arrêtez de faire semblant, surtout dénoncer les violeurs, je l'ai fait pourquoi pas vous"?, a-t-elle posté sur son mur facebook.

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