Une élève se plaint d’avoir été violée par un conducteur de moto.

 

Une fille âgée de 19 ans, élève en classe de troisième au collège Jezy d’Ebolowa et un conducteur de moto-taxi étaient hier, mercredi 11 février 2015 à la Division régionale de la Police judiciaire du Sud à Ebolowa. La fille accuse le moto-taximan de viol. Elle raconte que dans la soirée du samedi 07 février vers 20h00, au lieu-dit côte d’azur, elle a stoppé une moto pour se rendre dans son village à Adjap Biyeng, localité située à environ 10 km de la ville d’Ebolowa. La moto l’a embarquée et chemin faisant, le conducteur a dévié l’itinéraire habituel prétextant fuir la police.

 

 

Il a emprunté une autre piste. Arrivés dans un bosquet, il a simulé une panne ; une fois à terre, il a bondi sur la fille, la menaçant de mort si elle n’obtempérait pas, puis a entretenu des rapports sexuels forcés avec sa cliente, sans préservatif. En plus de l’acte sexuel, la fille relate que le mis en cause a également voulu se saisir de son portefeuille contenant de l’argent. La victime dit avoir résisté, il s’en est suivi une bagarre et le moto-taximan s’est mis à l’étrangler. Pendant qu’elle se débattait pour s’extraire des mains de l’homme, une voiture est passée. Elle raconte qu’alerté par ses hurlements et ses gestes, le chauffeur s’est rapproché de la scène et a neutralisé le violeur en brandissant une machette. Il a ensuite conduit le couple au commissariat du troisième arrondissement.

Le conducteur de moto relate une version des faits toute différente. Il raconte qu’il s’est entendu au départ avec la fille pour entretenir l’acte sexuel à deux coups, moyennant la somme de 3000 F Cfa. Il déclare que n’habitant pas dans la ville et n’ayant pas assez de moyens pour payer une chambre d’auberge, ils ont conclu d’aller dans un endroit plus discret. C’est alors qu’ils se sont rendus dans un bosquet. Le moto-taximan raconte qu’il a fait un premier coup sans problème, et que c’est pendant qu’il s’apprêtait pour le deuxième coup que la fille s’est levée pour partir. Il a insisté, réclamant son deuxième coup, jusqu’à ce que bagarre s’en suive.

 

C’est sur ces entrefaites, d’après le mis en cause, qu’il a été interpellé et conduit de force au commissariat par le conducteur d’une voiture de passage. Le mis en cause est un repris de justice. Il a jadis été en prison pour vol.

 

© Le Jour : Jérôme Essian

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