Le corps de la jeune Inès Kaptué Monkam âgée de 24 ans a été retrouvé devant une école primaire à Kotto dans l’arrondissement de Douala 5e. «Ce matin par inadvertance  les fouilleurs de poubelle ont découvert près d’une école primaire un  corps.  Les bourreaux avaient mis la dépouille  en tenu d’Adam  dans un  grand sac fertilisant, l’attacher fortement et le doubler dans un autre sac. Avant de le déposer à l’entrée d’une école primaire », raconte un  riverain de Kotto.

Selon les informations recueillies Inès Kaptué, titulaire d’un master1 en environnement faisait un stage dans un cabinet   situé non loin de l’hôpital général de Douala. Dans la journée du 08 décembre 2015, l’étudiante est kidnappée aux environs de 13 heures, alors qu’elle a pris sa pause et se distrait  non loin de son lieu de stage «Pendant sa pause elle m’a tenu informé qu’elle  s'en va  chercher de quoi mettre sous la dent», relate un proche de la défunte. Après des heures  d’inquiétude et de recherche, c’est alors que la famille de la victime reçoit un message annonçant son kidnapping «j’ai été kidnappée  par des inconnus, je suis  gardée dans une maison abandonnée située à Kotto, je ne sais pas ce qu’ils feront de moi», tel est le dernier  message reçu  par la famille de la victime à partir de son téléphone portable,  le mardi 08 décembre 2015. Car à ces mots, on ne reverra plus la victime.

D’après une source policière en service au commissariat du 8e arrondissement,  la jeune étudiante a subi des violences atroces sur certaines parties du corps. «D’après les analyses l’étudiante a été  copieusement sodomisée, puisque son anus saignait abondamment, elle a été ensuite repassée à l'aide d'un fer à repasser, avant d’être assassinée par ses bourreaux », explique notre source .Bien plus il fait savoir que la victime  qui vivait à Logbessou  a été assassinée à Kotto. On ignore jusqu’ici les causes de son décès, toutefois une enquête a été ouverte à la police judiciaire  de Bonanjo.

Le corps a été  conduit à  la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala. À cette veille de fin d’année les crimes des jeunes étudiantes deviennent récurrents et laissent  des doutes sur les motivations  de leurs  bourreaux. «Ça  nous laisse des sueurs froides car en l’espace de deux jours, deux étudiantes ont été retrouvées mortes», s’inquiète un riverain.

© La Nouvelle Expression : Amélie Dita

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